Vie personnelle et études supérieures

Comment faire pour que notre maîtrise ou notre doctorat survive à une période de stress personnel tels que des problèmes financiers, des tensions familiales ou une rupture amoureuse?

Alors que certaines personnes vivent des soucis dans leur vie personnelle et se disent « Je vais me lancer à fond dans le travail !», d’autres voient leurs études profondément affectées par de tels soucis. Existe-t-il des trucs pour que nos études supérieures en souffrent le moins possible? Oui, et je souhaite partager les miens avec vous.

La rédaction d’une thèse est d’abord un travail individuel, voire solitaire. C’est un exercice qui repose sur l’autodiscipline et l’ « auto-motivation », en plus de requérir une bonne dose de concentration et d’inspiration pour parvenir à jeter sur papier le fruit de nos analyses qui nous donnent des crampes au cerveau. Or une peine d’amour, par exemple, consume bon nombre de nos neurones et nous pousse parfois à prendre des pauses-café à la moindre invitation ou à regarder nos courriels ou notre cellulaire sans relâche, comportements fort susceptibles d’affecter notre production.

Justement, puisque nous sommes généralement maître de notre temps aux études supérieures et que nous n’avons pas de patron qui nous attend à 9h00 du matin au bureau, nous pourrions techniquement rester sous les couvertures et regarder des films toute la journée en nous disant que nous le méritons bien compte tenu de nos soucis.

Mais ce n’est pas ce que je souhaite, puisque j’ai une thèse à écrire et que je compte bien la déposer dans les délais prévus! À ce jour, trois trucs m’ont été bénéfiques pour éviter que mes études supérieures soient trop affectées pendant une période plus difficile dans ma vie personnelle :

  1. J’ai mentionné à ma directrice que je traversais une période difficile. J’ai beaucoup hésité avant de le faire, de peur qu’elle pense que je ne suis pas assez forte ou pas assez motivée, mais j’ai été soulagée de le lui dire. Ma directrice a fait preuve de compréhension et d’empathie. Je me suis sentie moins stressée après lui avoir confié que j’avais de la difficulté à me concentrer ces temps-ci. Nous avons revu l’échéancier que j’avais établi avec elle pour la remise d’extraits de ma thèse, en modifiant parfois la nature des documents à remettre ou leur date de remise pour en tirer le maximum pendant cet épisode personnel.
  2. Je me suis concentrée sur des tâches qui m’étaient plus faciles à effectuer dans le cadre de mon doctorat. Par exemple, j’ai réalisé que j’avais beaucoup de difficulté à écrire et plus de facilité à lire. Après avoir procédé à quelques tentatives de rédaction, en vain, je me suis dit qu’il valait mieux de concentrer mon énergie à lire des textes que j’avais prévu lire ultérieurement, que de perdre mon temps devant une page blanche.
  3. J’ai travaillé dans des endroits où j’étais entourée de gens. Alors que j’ai l’habitude de m’isoler en période de rédaction, je me suis mise à écrire dans des cafés, au centre de recherche auquel je suis affiliée ou chez une amie qui est elle-même au doctorat à McGill, pour éviter les moments d’isolement, devenus plus propices au manque de concentration. La motivation de mes amis et collègues a été contagieuse…pour le mieux!

Et vous, avez-vous votre propre Guide de survie?

Ps : Je remercie mon frère pour ses précieux commentaires.

3 thoughts on “Vie personnelle et études supérieures

  1. Merci de m’avoir parlé de ton blog!

    Dommage que ces précieux conseils viennent, dans mon cas, quelques mois trop tard. J’ai malheureusement opté pour l’approche on-se-change-les-idées-avec-des-activitées-non-productives-“méritées dans les circonstances”.

    Ceci dit, je confirme qu’aviser votre directeur est une excellente idee. C’est important de ne pas oublier que nos directeurs sont la pour nous aider a surmonter les obstacles (autant de nature academiques que personnels) dans notre quete du Saint-Graal. Ce sont nos meilleurs alliés.

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  2. Merci beaucoup, François, pour ce commentaire. Effectivement..le syndrome de la page blanche est fort stressant. Heureusement, ce n’est pas toujours comme ça et quand on est inspiré, il faut en profiter au maximum!
    Marie-Eve

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  3. bonjours
    je suis tombé par hasard , sur ton texte . j’ai eu le meme probleme que toi sur le “coté” redaction , j’ai beaucoup lu , et enregistré plein de pensée qui m’ont bien aidé pour la redaction.
    le stresse et le syndrome de la feuille blanche 🙂
    bien a vous
    françois

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